Foire aux questions :

Vous pouvez vous renseigner auprès de votre organisme d’assurance ou de mutuelle, certains contrats proposent une prise en charge sur présentation de la facture.

Le médiateur familial et l’avocat ont des rôles distincts et complémentaires. Le médiateur familial est un professionnel neutre et impartial qui aide les membres d’une famille à renouer le dialogue et à trouver des solutions mutuellement acceptables à leurs conflits. L’avocat est un défenseur des droits qui représente et défend les intérêts de son client. Il conseille. 

Avant d’entamer une procédure judiciaire, la médiation familiale peut être recherchée. L’accord trouvé en médiation pourra ensuite être validé juridiquement auprès d’un avocat.

La porte d’entrée concerne souvent les règlements financiers ; c’est fréquemment « l’arbre qui cache la forêt ». Les enjeux relationnels sont étroitement mêlés à la question des répartition.

Tous deux s’appuient sur un cadre déontologique visant l’impartialité. Leurs approches sont toutefois très différentes du fait de la spécificité de leurs formations.

Le notaire confronté à un conflit va s’exprimer, en sa qualité de juriste et de conseil et donnera un avis, suggérant une ou plusieurs solutions. Le médiateur, lui, n’intervient pas en qualité de conseil et n’a pas de pouvoir de décision. Il va entendre les parties et en facilitant la communication, leur permettre d’exprimer leurs points de vue afin de trouver, par elles-mêmes, un accord préservant leurs intérêts respectifs. Dans ces conditions où l’expression des ressentis prend place à la discussion, les solutions ont pour effet de pérenniser les relations dans le temps.

Les problèmes relationnels évoqués , les parties pourront soumettre au notaire les accords convenus.

Dans les situations de séparation, la place de l’enfant est centrale dans la mesure où son intérêt et ses besoins sont sujets d’échanges. Au fil des séances, les parents mettront en place une communication suffisamment bonne pour s’entendre autour de l’exercice de la coparentalité.

Pour l’enfant, la médiation est un lieu qui réunit ses parents pour décider au mieux ensemble pour lui. Du fait de l’inégalité de place, sa participation doit être évoquée avec prudence dans la médiation de ses parents. Elle peut être envisagée pour lui permettre d’exprimer ses ressentis concernant la situation, ce qui est important pour lui. Ensuite, ce sont ses parents qui prendront conjointement les décisions.

Les actualités :

Médiation familiale 
PARENTALITE
Article : L’autorité parentale conjointe

L’autorité parentale est définie par l’article 371-1 du Code civil comme « un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant« . » Cet exercice conjoint de l’autorité parentale vise le respect des besoins fondamentaux de l’enfant.

Elle est un principe fondamental du droit de la famille qui repose sur l’idée que l’enfant doit pouvoir bénéficier de la présence et des décisions des deux parents pour son éducation, son bien-être et son développement. Cette cogestion des décisions vise à assurer la continuité des repères éducatifs pour l’enfant, quel que soit le contexte familial.

Cela peut concerner :

  • Son lieu de résidence
  • Son éducation et sa scolarité
  • Sa santé et ses soins médicaux
  • Ses activités extrascolaires
  • Son orientation religieuse

Selon un principe de coparentalité, elle implique que les parents prennent ensemble les décisions le concernant. Lorsque les parents se séparent, l’exercice conjoint de l’autorité parentale demeure la règle, sauf décision contraire du juge aux affaires familiales (JAF) en cas de circonstances exceptionnelles (violences, désintérêt manifeste, incapacité d’un parent…).

En cas de désaccord persistant entre les parents sur une question importante (changement d’école, déménagement…), le juge peut être saisi pour arbitrer la décision dans l’intérêt de l’enfant.

En résumé, l’autorité parentale conjointe encourage la collaboration entre les parents pour maintenir une cohérence éducative. En bénéficiant des repères et de l’implication des deux parents, elle préserve l’équilibre de l’enfant et renforce son bien-être affectif. L’autorité parentale conjointe est donc un cadre juridique essentiel pour garantir la place de chaque parent dans la vie de son enfant.

Ainsi, les parents sont amenés à s’informer réciproquement sur l’organisation de la vie de leur enfant. La coparentalité se construit dans le temps et nécessite des réajustements réguliers. Dans les situations de séparation, fragilisés par la gestion de leurs propres émotions, la communication parentale n’est pas toujours aisée. Dans l’espace de médiation, en présence d’un tiers neutre et impartial, les modalités relationnelles pourront être redéfinies ensemble. Haut du formulaire

Le Juge aux affaires familiales peut aussi proposer la médiation familiale. En effet, l’article 373-2-10 du Code Civil issu de la loi n° 2002-305 du 4 Mars 2002 relative à l’autorité parentale précise :

« […] A l’effet de faciliter la recherche par les parents d’un exercice consensuel de l’autorité parentale, le Juge peut leur proposer une mesure de médiation et, après avoir recueilli leur accord, désigner un Médiateur familial pour y procéder.
Il peut leur enjoindre de rencontrer un Médiateur familial qui les informera sur l’objet et le déroulement de cette mesure. »

Le Décret du 18 juillet 2025 vient réaffirmer l’importance du dialogue et de la responsabilité des parties confrontées à un désaccord

PARENTALITE
Article : La Contribution à l’Entretien et à l’Education de l’Enfant

L’article 371-2 du Code Civil prévoit que « Chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant. » et précise que « Cette obligation ne cesse de plein droit ni lorsque l’autorité parentale ou son exercice est retiré, ni lorsque l’enfant est majeur. »

Cette contribution recouvre les frais alimentaires et les charges de la vie courante (l’achat de vêtements, de produits d’hygiène, les loisirs, les séjours scolaires, les frais de cantine, de logement, d’électricité, les frais médicaux non remboursés, le financement du permis de conduire, etc.). Elle est calculée en fonction des ressources des parents et du lieu de la résidence principale de l’enfant.

L’article 373-2-2 du Code Civil ajoute « En cas de séparation entre les parents, ou entre ceux-ci et l’enfant, la contribution à son entretien et à son éducation prend la forme d’une pension alimentaire versée, selon le cas, par l’un des parents à l’autre, ou à la personne à laquelle l’enfant a été confié. »

Le montant de cette contribution peut figurer dans le jugement de divorce ou du juge aux affaires familiales. Il peut aussi être convenu en médiation familiale et être rédigé dans une « convention parentale ».

Les échanges autour des besoins de l’enfant sont aussi l’occasion de s’entendre sur les choix éducatifs et pour exemple de l’usage du téléphone portable, du montant de l’argent de poche, du choix de l’établissement scolaire, etc. La qualité de la communication et le respect des divergences de point de vue facilitent les prises de décisions dans l’intérêt de l’enfant.

A noter que depuis 2021, la CAF propose d’organiser l’intermédiation financière pour les parents qui choisiraient de ne pas se verser directement la pension alimentaire. L’Agence de Recouvrement et d’Intermédiation des Pensions Alimentaires (ARIPA) s’occupe dans ce cas de verser la pension alimentaire et d’en récupérer le montant auprès de l’autre parent.

DROIT DES ENFANTS
Article : Relations entre grands-parents et petits enfants

En France, le droit des enfants à entretenir des relations avec leurs grands-parents est reconnu par l’article 371-4 du Code civil. Ce texte dispose que « l’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants » et que seuls des motifs graves peuvent justifier une interruption de ces liens.

Le principe du maintien des relations

Les grands-parents ont le droit de demander un droit de visite, d’hébergement ou de correspondance avec leurs petits-enfants lorsque les liens sont rompus ou fortement altérés. Ce droit est fondé sur l’intérêt de l’enfant, qui reste le critère déterminant pour le juge aux affaires familiales (JAF).

Les cas de rupture des liens

Plusieurs situations peuvent conduire à une interruption des relations entre l’enfant et ses grands-parents :

  • Conflits familiaux (divorce, séparation des parents, mésentente avec les grands-parents)
  • Refus des parents d’autoriser les contacts
  • Éloignement géographique
  • Contexte de maltraitance ou d’influence négative sur l’enfant

Le recours au juge aux affaires familiales

Lorsqu’un accord amiable est impossible, les grands-parents peuvent saisir le JAF du domicile de l’enfant pour demander un droit de visite et/ou d’hébergement. Le juge évalue alors :

  • L’intérêt de l’enfant
  • La qualité des liens antérieurs entre l’enfant et ses grands-parents
  • L’existence éventuelle de motifs graves (violences, conflits familiaux délétères)

Le juge peut accorder un droit de visite régulier, occasionnel ou encadré par un tiers (comme un point rencontre). Il peut aussi refuser toute relation si cela risque de nuire à l’enfant.

Les limites du droit des grands-parents

  • Ce droit n’est pas automatique : les parents restent les premiers responsables de l’enfant.
  • Si les relations sont sources de conflits préjudiciables pour l’enfant, le juge peut restreindre ou refuser le droit de visite.
  • La volonté de l’enfant, surtout s’il est en âge de discernement, est prise en compte.

La médiation familiale comme solution

Avant d’engager une procédure judiciaire, la médiation familiale peut être une alternative efficace pour restaurer le dialogue entre les parents et les grands-parents et trouver un accord respectant l’intérêt de l’enfant.

Médiation en entreprise 
ENTREPRISE
Article : La collaboration, outil de prévention du burn-out ?

La prévention des risques psychosociaux s’inscrit dans l’obligation générale de protection de la santé physique et mentale des travailleurs. Selon  les articles L 4121-1 à 5 du code du travail, « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. »

C’est en agissant sur les facteurs des risques psycho sociaux que l’on intervient sur le burn-out. Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, correspond, selon le site de la Haute Autorité de Santé (HAS), à un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ».

L’impact du burn-out ne se limite pas à la souffrance individuelle. Il a des répercussions sur le climat général de l’entreprise et d’autre part, des incidences financières. Les coûts liés à l’absentéisme, à la perte de productivité et au turnover peuvent s’accumuler rapidement. Ces multiples raisons invitent à une prise en compte sérieuse de ce syndrome.

Les causes des risques psychosociaux sont à rechercher à la fois dans les conditions d’emploi, les facteurs liés à l’organisation du travail et aux relations de travail. C’est ce dernier point que je propose de développer dans cet article.

Les conflits en entreprise, qu’ils soient interpersonnels ou organisationnels, ont un impact significatif sur le climat de travail et la santé des employés. Lorsqu’ils persistent sans résolution, ils engendrent un stress chronique, favorisant l’épuisement professionnel.

Le burn-out résulte souvent d’une surcharge émotionnelle liée à des tensions non gérées : conflits avec la hiérarchie, rivalités entre collègues, manque de reconnaissance ou encore désaccords sur les objectifs. Ce climat conflictuel entraîne une hypervigilance, une fatigue psychique et un sentiment d’impuissance, qui sont des facteurs clés du burn-out.

La qualité des relations de travail est à considérer dans l’investissement professionnel. Au travers d’une définition des tâches respectives, elle permet la coopération, une solidarité entre collègues et une reconnaissance du travail effectué par chacun. Ces conditions sont facilitées par la fluidité des échanges.

Une gestion proactive des conflits par la médiation permet d’apaiser les tensions et de restaurer un cadre de travail sain, réduisant ainsi les risques psychosociaux et les coûts liés à l’absentéisme et au turnover.